Maison du peuple

Histoire d’une aventure humaine

La fraternelle / Maison du peuple

Issue d’un cercle ouvrier, créé à Saint-Claude à la fin des années 1870 puis transformé en coopérative d’alimentation en 1881, la Fraternelle se distingue radicalement des autres coopératives par ses statuts de 1899, en grande partie dus au socialiste Henri Ponard.

Ceux-ci prévoient que les bénéfices seront intégralement reversés à une caisse sociale permettant la mise en place de services de prévoyance, de secours, de retraite et d’entraide avec les autres coopératives. « L’Ecole de Saint-Claude », qui s’affirme alors, s’oppose en cela à « l’Ecole de Nîmes », prévoyant la répartition des bénéfices entre les sociétaires.

C’est toute une philosophie, une culture sociale, politique et syndicale qui se met en place. Et quoi de mieux que de réunir les différentes activités sous un même toit ?

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troupes amateurs


Carte blanche – Le Testament de Vanda


17/02
Le testament de Vanda

à 14h extraits de la pièce + discussion pour les lycéens – gratuit (renseignements & inscriptions au 03 84 45 77 34) & séance tout public à 20h30 au café de la Maison du peuple – entrée libre

LE TESTAMENT DE VANDA de Jean-Pierre SIMEON
par la « Compagnie de la Rue qui Marche »

Mise en Scène : Emmanuelle MONNIN
Avec : Sabine CHOUMILOFF

La guerre au Kosovo, la vie dans la rue en France, le centre de rétention dans lequel sont enfermés Vanda et son bébé, fournissent la trame d’un récit, dans lequel Jean-Pierre Siméon nous prend à témoin. Ses mots sont âpres, crus et pleins de poésie tout à la fois, des mots qui reviennent comme une litanie intérieure, des mots denses qui s’égrènent au fil de la pensée de Vanda, prenant tout leur sens au fur et à mesure qu’elle raconte.
Vanda est victime de la guerre, victime de l’exclusion sociale. Pourtant, elle n’est pas que victime. Femme volontaire, déterminée, révoltée, violente… elle a besoin de tout dire à son bébé sans rien omettre, ni de la violence qu’elle a vécu, ni de sa vie, heureuse, d’avant la guerre. Tout est là, avec la même intensité un peu folle.
Vanda nous parle d’elle avec les mots de Siméon, des mots qui sont les porte-paroles des sans-papiers, des sans-logis, des femmes en temps de guerre.
Le texte se promène quelque part, entre l’universalité de cette histoire et le parcours singulier de Vanda, celle qui a décidé de transmettre quelque chose de vital malgré une vie devenue indigne et insupportable.
De par sa force, ce monologue, nous invite, constamment, à un véritable défi de travail théâtral qui est, d’incarner Vanda jusqu’aux limites de sa propre existence, limites dans lesquelles le morbide et le vivant s’affrontent sans arrêt.