Maison du Peuple

Histoire d’une aventure humaine

Coopérative La Fraternelle
La Maison du Peuple

Issue d’un cercle ouvrier, créé à Saint-Claude à la fin des années 1870 puis transformé en coopérative d’alimentation en 1881, La Fraternelle se distingue radicalement des autres coopératives par ses statuts de 1899, en grande partie dus au socialiste Henri Ponard.

Ceux-ci prévoient que les bénéfices seront intégralement reversés à une caisse sociale permettant la mise en place de services de prévoyance, de secours, de retraite et d’entraide avec les autres coopératives. « L’Ecole de Saint-Claude », qui s’affirme alors, s’oppose en cela à « l’Ecole de Nîmes », prévoyant la répartition des bénéfices entre les sociétaires.

C’est toute une philosophie, une culture sociale, politique et syndicale qui se met en place. Et quoi de mieux que de réunir les différentes activités sous un même toit ?

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Conférence reportée ∼ Henri Ponard, le militant de la coopération


15/03

Jeudi 15 mars 2018 à 18h30 au café de la MdP CONFÉRENCE REPORTÉE // entrée libre

Conférence à l’occasion des 90 ans de la mort de Henri Ponard
« Henri Ponard (1861-1928), le militant de la coopération »
par l’historien Michel Vernus

« Il y a dans la trajectoire biographique de ce grand militant persévérant et généreux plusieurs facettes : le militant de la coopération, le militant politique, le propagandiste, l’homme d’action au niveau municipal… La personnalité d’Henri Ponard s’est forgée sur une terre de Saint-Claude qui a combattu anciennement la fameuse mainmorte, dans cette terre où s’était formée au cours des siècle, un esprit communautaire autour de la fruitière, et dans un Haut-Jura où les militants républicains ont été très tôt très actifs. Dès sa jeunesse, Henri Ponard a été étroitement mêlé à ce militantisme républicain précoce. Il a d’ailleurs été d’abord un militant de ce que l’on appelle aujourd’hui  l’éducation populaire. Très jeune, adhérent à l’idéal éducatif des républicains, il a payé de sa personne pour développer l’instruction par la lecture.  Il est particulièrement intéressant de le placer tout à côté de ceux que l’on considère habituellement comme les trois grands innovateurs sociaux comtois Fourier, Considerant, Proudhon, en dépit des différences de génération ils sont à regarder ensemble. Tous les quatre ont un socle commun : la petite commune, l’expérience des pratiques communautaires. » (Michel Vernus)