Sarath Amarasingam

Advaïta L Cie

Sarath est artiste associé à La fraternelle pour les années 2019, 2020 et 2021.
En résidence de création du 1er au 9 novembre 2019 et du 5 au 11 décembre 2020 avec le soutien de la DRAC Bourgogne-Franche-Comté.

Série chorégraphique « Terre Sèche »

Vavuni Kulam (un carnet de corps)
VOLET 1 # DU PROJET « TERRE SÈCHE »

Avez-vous déjà eu envie de retrouver des moments de vie qui étaient intenses ? Dans le projet « Un carnet de corps », le pari est d’inventer et d’élaborer un protocole permettant de retrouver les états de corps et de danses expérimentées en immersion, vécues lors d’un voyage de retour au Sri Lanka. C’est une histoire de processus d’aller-retour entre le présent et le vécu. Inventer…

La création « Un carnet de corps » prend appui sur le vécu d’un retour au pays natal d’un exilé. La matière chorégraphique est ce qu’il a senti, vécu et récolté au cours de son premier voyage après 28 ans d’absence. C’est une rencontre avec le pays et la culture qui est à la fois connu et inconnu. « Un carnet de corps » questionne les souvenirs, le passé qui le hante pour les incarner, les vivre, les danser pour s’en libérer. Ce retour aux sources pendant les onze semaines en 2018 fut comme un rite pour devenir un homme dans son intégralité. Pour lui, le départ de son pays le Sri Lanka fut brutal ; l’arrivée dans la culture française fut brutale aussi.

Écouter l’interview de Sarath Amarasingam par RCF Jura (Roland Girod)

KATTU MARAM (Fable)
VOLET 2 # DU PROJET « TERRE SÈCHE »

La pièce invite le spectateur à l’élaboration d’une fable dans une démarche
documentaire. Sur le plateau 2 présences, 2 symboles, 2 imaginaires prennent corps : des relations de multiples natures s’élaborent dans une traversée chorégraphique, des corps, des langages, des peaux, des comportements, des histoires se racontent. Des présences archétypales apparaissent, des points de vue ethnocentristes, des relations humaines sont convoqués de façon abstraite et poétique à partir d’histoires mythologiques et contemporaines.
Ici Sarath Amarasingam souhaite interroger la figure du duo dans son langage de danse par une approche autobiographique et généalogique en relation à la musique live de Jérôme Lefèvre. Sur le plateau, deux danseurs sont à la fois semblables et différents, comme les deux faces d’une même pièce. Pour se comprendre et tenter cette unité dans la différence, ils se mettent à la place de (l’un de) l’autre. Commence une suite de substitutions qui tournent parfois au chaos : ils se perdent, chutent, pour mieux rebondir. Ils inventent un espace
de partage et de jeu comme si RENCONTRER l’Autre c’était partir à la découverte de Soi.

Sortie de résidence Vavuni Kulam vendredi 8 novembre 2019
Première vendredi 4 décembre 2020

Sortie de résidence Kattu Maram vendredi 11 décembre 2020
Première jeudi 6 mai 2021

Projet participatif Kâma du 19 au 23 avril 2021
Restitutions publiques samedi 24 avril 2021

Sarath développe une danse à partir des vocabulaires de la danse hip hop et indienne dans une démarche contemporaine. Dans ce travail, il privilégie la recherche sur le geste (hybride, sonore, tampon, total) et sur la danse comme un langage afin de véhiculer du sens en s’inspirant des réflexions issues de la notion d’interculturalité. Sarath développe un travail de recherche en interdisciplinarité où il s’intéresse aux manières de faire émerger des danses et du sens en utilisant les outils comme traduction, transposition, association d’idées issue de « l’interface culturelle ». Il commence à explorer le geste hybride dès le projet « 3 styles 1 » (1996), il cherche alors une articulation, les points communs entre les différentes danses qui le composent : à l’époque le bharatanatyam, le kollywood, et la danse hip hop. Comment dépasser l’aspect visuel et formel du métissage entre les mouvements/vocabulaires de danse ? Comment ces gestes peuvent coexister, produire et véhiculer un autre sens que le simple idée de métissage entre différentes disciplines de danse ? En parallèle des activités de création de la Cie, Sarath effectue un travail pédagogique qui s’appuie sur son propre parcours d’apprenti-danseur, entre autodidactisme et académisme. Dans sa transmission, il développe les notions d’apprenti-créateur et d’auto-correction, des outils pédagogiques permettant une meilleure appropriation de ce qui est enseigné. Aujourd’hui, à 40 ans, après son parcours de danseur-auteur, Sarath Amarasingam, veut se confronter à l’écriture chorégraphique avec la création « Un carnet de corps » et crée en 2018 l’Advaïta L Compagnie.