Maison du peuple

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L’ENTRÉE DE LA MAISON DU PEUPLE

LA COUR

LE CAFÉ
Dans lʼhistoire ouvrière de Saint-Claude, cafés et cercles (cafés privés) jouèrent un rôle essentiel de sociabilité et dʼéducation politique. En décembre 1902, la reprise de la gestion du café du 12, rue de la Poyat par la coopérative la Fraternelle, concrétisa enfin lʼidée de la Maison du Peuple de Saint-Claude.
Le café est ré-ouvert par lʼassociation La fraternelle depuis 1996, grâce à lʼacquisition dʼune Licence IV.


LE THÉÂTRE

 

ARCHÉOLOGIE D’UN RÊVE, exposition permanente

En parcourant l’exposition permanente Archéologie d’un rêve et les locaux de la Maison du Peuple, vous aborderez ce passé singulier, l’expression architecturale d’une pensée globale sur une société équitable et solidaire, la réalisation concrète d’une utopie sociale. L’exposition se développe sur six salles et trois niveaux.

RETOUR SUR UN LIEU DE MÉMOIRE

La première salle est consacrée à l’architecture de la Maison du Peuple : évolution de la parcelle et du bâtiment depuis 1718 (frise) ; place de l’édifice dans le quartier et dans la ville (maquette). Elle raconte l’intégration du nouvel équipement urbain dans l’ancien tissu de la ville, du projet (1902) à la réalisation (1910) sur le modèle de la maison rurale du Haut-Jura, véritable symbole de ses constructeurs à la fois ouvriers et paysans.

LE GRENIER DE LA MAISON OÙ LES OBJETS RACONTENT L’HISTOIRE DE LA MAISON DU PEUPLE

Après une immersion dans la seconde salle, le grenier dans lequel ont été entassés tous les objets significatifs des activités qui occupèrent les locaux de la Maison du peuple, et après avoir écouté quelques voix de sociétaires évoquer leurs existences fraternelles, le visiteur saura tout… ou presque de cette histoire étonnante.

DU BERCEAU À LA TOMBE FRATERNELS : DES VIES MUTUELLES

Une personne, une voix : que pouvait apporter à chaque individu d’être coopérateur ou mutualiste de sa naissance à sa mort ? Des bénéfices matériels vitaux (protection maladie, alimentation convenable et abordable, travail décent…) et des bénéfices immatériels non moins essentiels (accès à la culture, à la pratique artistique, à la connaissance…). A condition de participer activement, l’âge venu, à la fabrication du lien social, à l’atelier ou à l’épicerie coopératifs, au syndicat, à la mutuelle. Le parcours solidaire d’un individu de la pouponnière au cimetière.

IDÉES DE PAPIERS

La bibliothèque fondée en 1903 dans le café de la Maison du Peuple émigra en 1922 dans les deux pièces qu’elle occupe toujours, l’ancien appartement du concierge. Le fonds principal comprend surtout des oeuvres littéraires, mais les sociétaires fondateurs l’avaient aussi souhaitée lieu d’étude. Aussi contient-elle une belle collection d’encyclopédies, de dictionnaires, de livres d’histoire ou de géographie, et d’ouvrages de toutes tailles concernant la coopération, ses pratiques, ses techniques, son histoire, ses congrès, etc. Les livres ne sont aujourd’hui accessibles qu’aux curieux et aux chercheurs et consultables sur place.

LES MOTS POUR LE DIRE, LE PLOMB POUR LA MÉMOIRE

Le premier atelier typographique coopératif fut d’abord installé à Oyonnax (Ain) dès 1892 puis re-fondé en 1920 à Saint-Claude dans la Maison du Peuple, comme service de La Fraternelle. Il fabriqua jusqu’en 1946 Le Jura, hebdomadaire coopératif, syndicaliste, mutualiste et socialiste. Pendant la Seconde guerre mondiale, les typographes imprimèrent plusieurs numéros du Populaire socialiste clandestin. En 1996, un journal autrefois politiquement concurrent, Le Courrier, un des plus vieux hebdomadaires locaux de France – fondé en 183 – cédait à l’association son outillage (linotype, fondeuses, presse en blanc, plieuse) dans un but de sauvegarde patrimoniale. Depuis 2003, l’ensemble du parc de nos machines est entré dans la base de l’Inventaire général du patrimoine culturel de la France (base Palissy).

LE SAINT DES SAINTS

Le troisième sous-sol était, depuis 1910, totalement dévolu à l’entreposage du vin en vrac. Il reste de cette période sept foudres en bois et du matériel pour l’embouteillage, l’étiquetage, l’entretien des tonneaux etc. La cave montre l’ampleur du commerce vinaire fraternel, qui fut le moteur principal de l’économie de la coopérative pendant soixante-dix ans, les bénéfices de la vente alimentant, entre autres et jusqu’en 1973, les caisses de maladie…

En fin de parcours, les visiteurs peuvent visionner le film «La Frat’ ou Cent ans de solidarité dans le Haut-Jura», réalisé par A. Mélo et J.-F. Santoni (durée 20 mn).

Renseignements et réservations pour les visites guidées au 03 84 45 42 26 (tarifs 6/4,50/5/2,50€ – tous les mardis à 15h sur rendez-vous / les mardis & jeudis à 15h en période de vacances scolaires / sur demande tout l’année pour le groupes – 5€ à partir de 10 personnes)

LE GYMNASE

Depuis 1907, la société de gymnastique La Prolétarienne attendait son gymnase. En 1913, La Fraternelle lui propose une belle salle édifiée dans une an ancien jardin, la première de la ville, utile encore aux enfants des écoles de centre de la ville jusqu’en 1970.

Le Gymnase est aujourd’hui un lieu d’exposition temporaire pour les artistes accueillis en résidence par l’association.


LA MAISON DU PEUPLE côté Bienne

 

LE JARDIN